Les facteurs favorisants sont :
- Facteurs anatomiques ORL réduisant le calibre des voies aériennes (exemples : grosses amygdales, déviation de la cloison nasale…)
- Obésité, HTA, diabète, ACFA, insuffisance cardiaque
- Alcool, somnifères, anxiolytiques, aggravent le phénomène en favorisant le relâchement musculaire.
- Somnolence dans la journée
- Fatigue récurrente et permanente
- Concentration difficile
- Irritabilité, dépression, agressivité
- Céphalées matinales
- Somnolence au volant
- Diminution des performances intellectuelles et troubles de mémoire
- Trouble de la libido
- Ronflements (souvent signalés par le voisin ou voisine de chambre)
- Pauses respiratoires (apnées ou hypopnées) fréquentes, inquiétant le conjoint
- Réveils brutaux avec sensation d’étouffement
- Sueurs nocturnes
- Mictions nocturnes fréquentes (nycturie)
- Insomnie
- Un enregistrement pendant toute la nuit
- Mesure de l’activité neurologique (principalement le sommeil) grâce aux signaux cérébraux (électroencéphalogramme), la mesure de tonus musculaire (électromyogramme) et le mouvement des yeux (électro-oculogramme),
- Mesure de la respiration à l’aide des capteurs placés sur le corps mesurent l’oxygénation du sang, le rythme cardiaque, le flux naso-buccal, mouvements respiratoires et les ronflements.
- Examen chronophage, coût élevé et accessibilité difficile.
- Un enregistrement pendant toute la nuit
- Mesure de la respiration à l’aide des capteurs placés sur le corps mesurent l’oxygénation du sang, le rythme cardiaque, le flux naso-buccal, mouvements respiratoires et les ronflements.
- Examen facile d’accès, moins chronophage, possibilité d’un enregistrent à domicile du patient, lecture rapide et moins cher
3/Oxymétrie nocturne utile pour prioriser l’accès à la polygraphie ou polysomnographie
Examen facile, accès facile et moins cher, utile pour les patients nécessitant l’oxygène, insuffisant respiratoire chronique et ceux ne disposant pas de moyen pour une polysomnographie ou polygraphie.
Examen disponible aux CUK depuis le 12/08/2019
Mesures thérapeutiques
Le choix du dispositif médical (pression positive continue (PPC) et les orthèses d’avancée mandibulaires (OAM).) dépend de la sévérité des symptômes.
- La PPC est recommandée en première intention lorsque l’IAH est supérieur à 30, et lorsque l’IAH est compris entre 15 et 30, en présence d’un sommeil de mauvaise qualité (au moins 10 micro-éveils par heure de sommeil) ou d’une maladie cardiovasculaire grave associée (hypertension artérielle résistante, fibrillation auriculaire récidivante, insuffisance ventriculaire gauche sévère ou maladie coronaire mal contrôlée, antécédent d’accident vasculaire cérébral).
- L’OAM est recommandée en première intention lorsque l’IAH est compris entre 15 et 30 en l’absence de maladie cardiovasculaire grave associée. Dans ce cas, l’OAM est en effet plus efficiente que le dispositif de PPC.
- Les mesures hygiéno-diététiques sont recommandées, quelle que soit la gravité du syndrome, dans tous les cas.