INFECTION NEONATALE PRECOCE AUX CLINIQUES UNIVERSITAIRES DE KINSHASA :PROFIL BACTERIOLOGIQUE

INFECTION NEONATALE PRECOCE AUX CLINIQUES UNIVERSITAIRES DE KINSHASA :PROFIL BACTERIOLOGIQUE

INFECTION NEONATALE PRECOCE AUX CLINIQUES UNIVERSITAIRES DE KINSHASA :PROFIL BACTERIOLOGIQUE

INFECTION NEONATALE   PRECOCE AUX CLINIQUES   UNIVERSITAIRES  DE KINSHASA : PROFIL BACTERIOLOGIQUE


Par

Gabriel BAFUNYEMBAKA MUHIGIRWA

Docteur en Médecine


Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du titre de Spécialiste en Pédiatrie

Directeur : Professeur Dr Thérèse BISELELE BAKABUMVUA


RESUME

Introduction : l’infection bactérienne néonatale précoce est celle   qui survient dans les 72 heures  de vie post natale, période  variable  selon  les  auteurs. L’écologie bactérienne  du milieu aide à  mieux adapter l’antibiothérapie probabiliste initiale.

Objectif : déterminer le profil bactériologique de  l’IBNP aux CUK en vue d’améliorer la prise en charge et  réduire la mortalité néonatale.

Matériel  et méthodes : étude transversale descriptive  chez les nouveau-nés suspects d’IBNP  à la maternité et service  de néonatologie des CUK  de  Juillet  à  Décembre 2016,  ayant fait usage des dossiers médicaux des nouveau-nés et des mères, des prelèvements sanguins pour la réalisation des hémocultures par méthode de détection des micro-organismes  sur  BacT/ ALERT  bio Mérieux – France, un examen du liquide céphalo-rachidien et un examen cytobactériologiques des urines (le cas échéant).

Résultats : sur 282 nouveau-nés enregistrés, 201 suspects d’IBNP dont 165 naissances aux CUK (fréquence: 67%). Les facteurs de risque maternels de l’IBNP étaient dominés  par  l’infection urogénitale (43%) et les CPN irrégulièrement suivies (21%).

La clinique  néonatale était dominée par la perturbation de l’examen neurologique et la détresse respiratoire.

Les hémocultures étaient  positives dans 10% des cas.

Les germes en cause étaient l’Enterobacter sp  (38,8%),  l’E. coli (16,66%)  souches productrices des bétalactamases à spectre élargie, puis le S.aureus (16,66%) sensibles à la Piperacilline+Tazobactam (60%), Ciprofloxacine (40%), Amikacine (40%), Imipenèmes (30%) et Cefotaxime (25%).  Vingt-deux patients étaient décédés  (10,9%).  Les principaux facteurs maternels  associés au décès étaient l’infection urogénitale (p< 0,0001), les CPN irrégulièrement suivies (p< 0,0001) et la RPM ≥ 12 (p= 0,0121).

 Conclusion : le profil bactériologique  de  l’IBNP aux CUK était dominé par les germes Gram négatifs (78%). Le schéma antibiotique avéré efficace était  la Céfotaxime + Amikacine (1ère intention), Pipéracilline + Tazobactam (2ème intention), Ciprofloxacine (3ème intention) et les Imipenèmes en dernier recours.

Mots-clés :  infection, hémoculture, nouveau-né, CUK.

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