COOPÉRATION UNIVERSITAIRE INSTITUTIONNELLE

Le programme de Coopération Universitaire Institutionnelle vise à soutenir et à développer des capacités d’enseignement, de recherche et de gestion d’institutions universitaires de pays du Sud. Comme les autres programmes promus par la CUD, il s’inscrit dans une politique de coopération et d’échanges entre les institutions partenaires du Sud et les universités de la Communauté française de Belgique.

Dans le cadre de ce programme, la CUD soutient depuis 2003 une collaboration privilégiée entre les universités francophones belges et les universités congolaises de Kinshasa et Lubumbashi dans le cadre d’un partenariat à long terme visant le renforcement global de capacités.

I. UNIVERSITÉ DE KINSHASA (UNIKIN) BILAN 2003-07

La Coopération universitaire institutionnelle avec l’UNIKIN a démarré en 2000 par un soutien à une activité en sciences appliquées et une autre en biologie, toutes deux lancées à titre d’essai. L’extrême prudence dont faisait montre la CUD vis-à-vis de l’UNIKIN à cette époque explique ce démarrage modeste car, en effet, celle-ci considérait ce partenaire comme institutionnellement fragile. Par ailleurs, à la fin des années 90, deux approches coexistaient au sein de la commission sur la façon dont il convenait de relancer la coopération universitaire avec la RDC. La première se basait sur la conviction qu’une collaboration avec des universités privées et communautaires s’avèrerait plus efficace (c’est d’ailleurs dans cette optique qu’une première mission d’identification fut envoyée dans ce pays en 2006 qui visita nombre d’universités privées et communautaires), une seconde partant du constat que les disciplines nécessitant un équipement scientifique lourd, comme par exemple les sciences appliquées, ne pouvaient être organisées que dans les deux (ou trois) grandes institutions publiques du pays. Malgré le manque chronique de financement par l’Etat congolais, plaçant ces institutions dans un quasi-état de survie, celles-ci restaient, aux yeux de leurs défenseurs à la CUD, les seules à encore disposer de suffisamment de professeurs et de matériel scientifique, même vétuste, permettant que l’on apporte une coopération significative. Par ailleurs, les Congolais eux-mêmes rappelaient l’importance de l’Université de Kinshasa dans le monde académique : la grande majorité des professeurs d’université du Congo ont un lien étroit avec l’UNIKIN.

La période d’essai CUI, mais aussi un programme exceptionnel mené avec le VLIR en 2002, ayant montré que l’UNIKIN avait de réelles capacités de gestion et d’organisation, la CUD décida d’envisager l’intégration de cette institution dans son programme 2003-2007. Une mission d’ « écoute » dépêchée sur place en 2001 remit un avis positif, celle-ci ayant constaté que l’Université de Kinshasa, bien que caractérisée par un effort constant de survie et marquée par l’extrême urgence, présentait des structures de décision représentatives (sénat des doyens), que les autorités centrales étaient capables d’insuffler des priorités, que les professeurs assuraient toujours l’essentiel de l’enseignement, non seulement à Kinshasa, mais aussi dans la plupart des universités du pays. Elle observa aussi que, malgré la disette, des recherches étaient menées, certaines publications réalisées, des formations doctorales scientifiquement pertinentes encadrées. Ceci conduisit la CUD à élaborer un programme CUI, complet cette fois-ci, pour la période 2003-2007…. Cliquez ici pour télécharger le fichier complet