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Profil épidémiologique et évolutif des traumatismes de l’appareil urogénital de l’homme aux Cliniques Universitaires de Kinshasa

Auteur(s): Moningo Molamba Dieudonné, Kashitu Gracia M, Loposso Nkumu Matthieu N., Tshitala Bantu Donatien, Bossa Ngendjuu Justin N, Pablo N. Diangienda , Désiré K. Mashinda , SimonL. Lufuma , Augustin ML. Punga
Nom de la revue/Journal: Annales Africaine de Medecine
Mois: juin
Volume: 11
Numéro: 3
Année: 2018
Résumé

<p style="text-align:justify;"><i>Contexte et objectif</i>. Les lésions traumatiques urogénitales surviennent habituellement dans le traumatisme grave. Mais, leur ampleur reste peu connue. L’objectif de la présente étude a été de décrire les aspects épidémiologiques des traumatismes urogénitaux survenus chez l’homme.</p><p style="margin-left:0;text-align:justify;">Méthodes. Etude documentaire couvrant la période du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2015, a été menée dans le service d’urologie des Cliniques Universitaires de Kinshasa, sur les traumatismes urogénitaux. Les paramètres d’intérêt incluaient les données cliniques (âge, plaintes à l’admission, causes et site de lésions), le bilan paraclinique, les données thérapeutique (traitement médical et chirurgical) et évolutive (issue vitale).</p><p style="margin-left:0;text-align:justify;"><i>Résultats</i>. De 1971 patients admis ou suivis en Chirurgie, 44 souffraient d’une lésion urogénitales post traumatique, soit une fréquence de 2%. Leur âge moyen des patients était de 46 ans ± 29 avec des extrêmes de 19 et 76 ans. Les actes médico-chirurgicaux iatrogènes (48%), les accidents de trafic routier (27%) et les actes érotiques (5%) étaient les principales étiologies. Ces traumatismes portaient essentiellement sur l’urètre (61%), les organes génitaux externes (11%), la vessie (9%) et le rein (2%). Les lésions multiples ont représenté 16% des cas. La prise en charge thérapeutique était essentiellement chirurgicale dans 70% de cas. Le taux de guérison, d’échec thérapeutique, de complications, de séquelles et de mortalité était respectivement de : 48%, 30%, 14%, 7% et de 2%.</p><p style="margin-left:0;text-align:justify;"><i>Conclusion</i>. Les traumatismes de l’appareil urogénital de l’homme semblent être relativement peu fréquents dans notre milieu et concernent le plus souvent l’urètre, les organes génitaux externes, le rein et la vessie. Les actes médicaux iatrogènes et les accidents du trafic routier en sont les grands pourvoyeurs.</p><p style="margin-left:0;text-align:justify;"><strong>Mots clés</strong>. Traumatisme, appareil urogénital, épidémiologie</p>