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L’exécution du mandat d’arrêt international par les Etats. Risque d’une pratique incertaine

Auteur(s): MASAMANKI IZIRI Espoir, BUNGA DIFUILA SERGE
Nom de la revue/Journal: Cahiers Africains des Droits de l’Homme et de la Démocratie
Mois: mars
Volume: II
Numéro: 062
Année: 2019
pages: 111-140
Résumé

<p>Le mandat d’arrêt international est un élément déclencheur de la coopération<br>judiciaire internationale en matière pénale entre Etats pour faire face au problème<br>d’impunité, surtout que la criminalité ne se confine plus au territoire d’un Etat (elle<br>est même devenue transnationale). Il permet notamment à un Etat de rechercher des<br>personnes ayant commis des crimes généralement les plus graves sur son territoire,<br>lorsqu’elles ne s’y trouvent plus, dans le but de les juger ou pour qu’elles exécutent<br>leurs peines. Cependant, son exécution par les Etats pose généralement des problèmes<br>surtout lorsqu’il emporte extradition, et ce parfois, même s’il existe des conventions<br>d’extradition entre Etats en présence. A tort ou à raison, plusieurs arguments sont<br>souvent avancés par les Etats requis pour justifier leur refus de coopérer avec les Etats<br>requérants. Ce qui constitue un obstacle à l’exécution du mandat d’arrêt international,<br>avec un risque d’impunité.</p>