De graves érosions après une pluie diluvienne, l’Université de Kinshasa durement touchée
Publié le 06/05/2026

La nuit de mardi à mercredi restera gravée dans les mémoires de nombreux habitants de Kinshasa. Une pluie torrentielle, d’une intensité exceptionnelle, s’est abattue sur la capitale congolaise, provoquant des scènes de désolation dans plusieurs communes.
Au lever du jour, le constat est accablant. Des quartiers entiers portent les stigmates d’une catastrophe naturelle brutale. Routes dégradées, sols arrachés, habitations fragilisées ou complètement détruites : la pluie a laissé derrière elle un paysage de chaos.
Parmi les zones les plus touchées, le plateau des professeurs et les quartiers périphériques de l’Université de Kinshasa se trouvent en première ligne. Ici, la violence des eaux de ruissellement a creusé de profondes têtes d’érosion, transformant certains axes en véritables ravins.
Des maisons ont été emportées, d’autres menacent de s’effondrer à tout moment. Des familles, prises au dépourvu, se retrouvent aujourd’hui sans abri, contraintes de faire face à l’urgence dans des conditions particulièrement difficiles.
Face à l’ampleur des dégâts, le Comité de Gestion de l’université n’est pas resté indifférent. Ce mercredi 7 avril, une descente urgente a été organisée sur les sites les plus touchés.
À la tête de la délégation, le Recteur, le Professeur Jean-Marie KAYEMBE NTUMBA, est allé à la rencontre des sinistrés et a pu mesurer l’ampleur du drame. Sur place, l’émotion était palpable, tant les dégâts sont importants.
Dans une déclaration empreinte de solidarité, il a tenu à rappeler l’importance de l’entraide en ces moments critiques : « On ne fait pas la fête quand ça brûle chez les voisins. »
Au-delà des dégâts visibles, cette catastrophe met en lumière des problèmes plus profonds. L’urbanisation rapide et souvent non maîtrisée, combinée à l’insuffisance des infrastructures de drainage, accentue la vulnérabilité de plusieurs zones de la capitale face aux intempéries.
Chaque saison des pluies semble ainsi raviver les mêmes inquiétudes, avec des conséquences humaines et matérielles de plus en plus lourdes.
Aujourd’hui, l’heure est à la solidarité et à l’action. Les populations sinistrées attendent une assistance rapide, tandis que les experts appellent à des solutions durables pour freiner la progression des érosions.
Sans une intervention coordonnée et efficace, les prochaines pluies pourraient aggraver une situation déjà critique.
Jérémie KUNIMA









